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SONDAGE : Réchauffement climatique, les Français y croient enfin, et en concluent qu'il faut réserver l'ombre aux "Français de souche"

·4 min de perplexité
Image par <a href="https://pixabay.com/fr/users/jplenio-7645255/?utm_source=link-attribution&utm_medium=referral&utm_campaign=image&utm_content=3588618">Joe</a> de Pixabay

C'est un basculement que notre Institut observe pour la première fois depuis qu'il mesure le climato-scepticisme national : 87% des Français reconnaissent désormais que le réchauffement climatique est bien réel, d'origine humaine, et déjà à l'œuvre. Après des années de doute, de "on a toujours eu des étés chauds" et de "mon grand-père disait pareil en 76", le pays a enfin regardé la réalité en face. Une victoire de la science, saluée par nos chercheurs qui pensaient sincèrement ne jamais la voir de leur vivant.

Cette lucidité nouvelle s'accompagne toutefois d'une évolution du vote que nos analystes ont mis un certain temps à modéliser : ces mêmes 87% se déclarent, dans leur écrasante majorité, prêts à voter pour le Rassemblement National, seul parti à assumer ne rien vouloir faire en la matière. Là où un observateur pressé y verrait une contradiction, notre Institut a préféré écouter. Et ce que les Français nous ont expliqué relève, il faut le reconnaître, d'une cohérence implacable.

« Moi j'y crois au réchauffement, hein. Faut être aveugle. Mais justement », nous explique Christian, 61 ans, retraité à Fréjus, en s'épongeant le front. « S'il va faire 45 degrés, y'aura pas de place pour tout le monde à l'ombre. Faut choisir. Moi je dis : l'ombre, elle doit revenir aux Français en priorité. » Un raisonnement que 68% des sondés partagent, et que nos chercheurs ont retranscrit sans commentaire, comme le veut notre déontologie.

Le phénomène, que notre Institut propose de nommer "climato-égoïsme", marque une rupture nette avec le climato-scepticisme classique. Il ne s'agit plus de nier le problème, mais de le résoudre par le tri. 72% des répondants se disent ainsi favorables à une législation encadrant l'accès à la climatisation "selon des critères de priorité nationale", une mesure présentée dans nos questionnaires sous l'intitulé "la clim pour les Français d'abord", et plébiscitée toutes classes d'âge confondues.

L'inquiétude est d'autant plus vive que la ressource se raréfie. Interrogés sur l'avenir, 54% des sondés redoutent que les arbres eux-mêmes ne succombent à la chaleur réduisant d'autant la surface d'ombre disponible sur le territoire. « Si en plus les platanes crèvent, on va se battre pour trois mètres carrés à l'ombre d'un abribus », résume Christian. « Alors autant que ce soit organisé proprement. » Une préoccupation écologique sincère, que l'IFLOP tient à saluer.

Reste le raisonnement le plus original recueilli par nos équipes, et sans doute le plus révélateur de la maturité climatique du pays. Pour 41% des sondés, l'arrivée de populations issues de pays chauds contribuerait mécaniquement à l'augmentation des températures en France la chaleur étant, selon eux, "transportée" par les nouveaux arrivants. « C'est logique, ils viennent de pays à 50 degrés, ils ramènent leur chaleur avec eux », détaille Sandrine, 47 ans, dans le Gard. Fermer les frontières apparaît dès lors, pour ces répondants, comme une politique climatique à part entière.

« Ce que nous observons, c'est un pays qui a enfin accepté le diagnostic, et qui en tire des conclusions d'une redoutable cohérence interne », analyse le Dr. Gilles Torrent, politologue et consultant senior pour l'IFLOP. « Ils ont compris qu'il ferait plus chaud. Ils ont compris que l'ombre serait rare. Et ils ont décidé qui aurait le droit de s'y asseoir. » Il marque une pause. « On ne peut pas leur reprocher de ne pas avoir de plan. »

L'IFLOP se gardera, comme à son habitude, de porter le moindre jugement. Il se contentera de constater qu'après trois canicules records en un seul été, la France est enfin unie autour d'une certitude : le réchauffement est là, il est grave, et le plus urgent est désormais de déterminer à qui appartient l'ombre.


Note méthodologique : Étude réalisée du 6 au 9 juillet 2026, en pleine troisième vague de canicule, auprès de 1 personne constituée en échantillon non représentatif de la population française selon la méthode des quotas (sexe, âge, CSP, région, exposition directe au soleil au moment de l'entretien). Les entretiens ont été menés majoritairement à l'ombre, à la demande insistante des répondants. La question sur la chaleur importée était formulée ainsi : "Selon vous, l'arrivée de personnes originaires de pays chauds a-t-elle un effet sur la température en France ?" Marge d'erreur : ±153 points. L'IFLOP précise qu'aucun climatiseur n'a été utilisé lors de la rédaction de cette note, ses locaux en étant dépourvus pour des raisons budgétaires.

Les sondeurs ayant sévi sur cette étude

J

Jean-Michel Sondeur

Directeur des études fictives

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Format PDF · 142 pages · Données brutes incluses

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