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SONDAGE : La sobriété au volant, première cause d'accidents en France

·3 min de perplexité
voiture blanche qui roule en ville. crédit : Matheus Bertelli

C'est une réalité que les pouvoirs publics refusent de regarder en face depuis cinquante ans. En analysant l'ensemble des accidents corporels survenus sur les routes françaises depuis 2010, notre Institut établit un constat sans appel : près de 70% des conducteurs responsables d'un accident n'avaient consommé ni alcool, ni cannabis, ni cocaïne, ni aucune autre substance. La sobriété est aujourd'hui, et de très loin, le premier facteur d'accidentalité sur nos routes.

À l'inverse, les conducteurs alcoolisés ou sous l'emprise de stupéfiants ne représentent qu'environ 30% des responsables d'accidents. Ils sont donc plus de deux fois moins nombreux à provoquer des drames que les conducteurs sobres. Et pourtant, ce sont eux que l'on contrôle, eux que l'on verbalise, eux à qui l'on retire le permis, pendant que la population la plus accidentogène du pays circule librement, sans la moindre inquiétude, souvent au volant de monospaces familiaux.

« J'avais rien bu, je vous jure, j'avais rien pris », répétait Laurent, 43 ans, commercial à Angers, après avoir percuté un rond-point à Saint-Barthélemy-d'Anjou. Un témoignage que les forces de l'ordre ont consigné tel quel. « Pour nous, c'était un aveu », confie l'un des agents présents. Laurent a pourtant pu repartir sans sanction, faute de base légale. La sobriété au volant n'est à ce jour sanctionnée par aucun texte.

Notre Institut formule donc plusieurs recommandations. La première : l'instauration d'un éthylotest inversé, qui immobiliserait tout véhicule dont le conducteur afficherait un taux de 0,00 g/l. La deuxième : un barème de sanctions progressif, allant de l'amende forfaitaire de 135 euros pour la sobriété simple jusqu'au retrait de douze points pour sobriété aggravée, caractérisée par un conducteur à jeun ayant par ailleurs bien dormi. La troisième : une grande campagne de prévention nationale, sur le modèle des spots de la Sécurité routière, dont le slogan est déjà arrêté : « Celui qui conduit, c'est celui qui boit. »

« Les chiffres sont formels », analyse le Docteur Wollbur, analyste sociétale expert pour l'IFLOP. Il marque une pause. « Ce qu'ils ne disent pas, c'est combien de conducteurs sobres roulent chaque jour sans rien percuter du tout. Mais cette question sortait du périmètre de l'étude. »

Signalons enfin que nos chercheurs, en élargissant l'analyse à l'ensemble des substances présentes dans l'organisme des conducteurs impliqués, ont identifié un produit commun à 100% des responsables d'accidents : l'oxygène, consommé par voie nasale ou buccale, de manière compulsive, jusqu'à vingt fois par minute. Des travaux complémentaires sont en cours.


Note méthodologique : Étude réalisée à partir des données d'accidentalité compilées entre 2010 et 2025, portant sur l'ensemble des conducteurs présumés responsables d'un accident corporel sur le territoire métropolitain. L'état de sobriété a été établi par dépistage négatif à l'alcool et aux stupéfiants. Aucun groupe témoin de conducteurs n'ayant pas eu d'accident n'a été constitué, notre Institut estimant qu'ils ne présentaient, par définition, aucun intérêt pour une étude sur les accidents. Marge d'erreur : oui.

Les sondeurs ayant sévi sur cette étude

W

Wollbur

Analyste sociétale expert

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Format PDF · 142 pages · Données brutes incluses

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